Réseaux sociaux en Asie centrale

press to zoom

press to zoom
1/1

Anne Ducloux, Svetlana Gorshenina et Anna Jarry-Omarova (éd.), Réseaux sociaux en Asie centrale, Collection: Tables rondes du Réseau Asie-IMASIE, éditions du CNRS@, 2011, 310 p.

 

CNRS éditions

 

Les modes de fonctionnement et les structures internes des sociétés d’Asie centrale – prise au sens large puisque la présente étude traite aussi bien de la Mongolie que de l’Ouzbékistan, en passant par la République de Touva en Sibérie – demeurent largement méconnus en Occident où les analystes décrivent encore exclusivement ces systèmes en des termes à connotation négative tels que « clans », « régionalisme », « népotisme » ou « corruption ». Réunissant les travaux d’anthropologues, de sociologues, de politistes et d’historiens, cet ouvrage présente plusieurs types de réseaux sociétaux qui, selon un long continuum, vont des plus complets, assimilables à des organisations au sens sociologique du terme, à d’autres, strictement personnels et égocentrés, en passant par toute une série de types intermédiaires, typiquement centrasiatiques, dans lesquels se mêlent relations personnelles, relations de parenté et relations d’affaires. Résultant d’enquêtes menées selon le principe de l’observation participante, étalées sur plusieurs années, ces études montrent l’étonnante plasticité de ces réseaux qui, malgré les profonds bouleversements survenus en Asie centrale durant ces deux dernières décennies, ont su s’adapter aux nouvelles exigences nées de l’effondrement de l’Union soviétique. Dépourvus de limites précises, souvent difficiles à circonscrire, ces réseaux sont le reflet des modes de gouvernance, des systèmes de pensée politique, des solidarités traditionnelles et des méthodes d’appropriation du pouvoir et surtout d’acquisition de prestige, ce bien symbolique tant recherché par les populations de cette région.

 

Table des matières :

- Avant-propos, Svetlana Gorshenina

- Introduction, Anne Ducloux

- Notes techniques

 

Première partie : Les réseaux complets

- La Fondation Soros en Asie centrale : de l’auto-proclamation à l’autocritique, Catherine Poujol

- Une communauté de camarades de la promotion 1991 de l’Universitéde Tachkent : un réseau en cours de reconstruction?, Svetlana Gorshenina

- Le rôle des relations tribales dans la constitution des mouvements politiques kazakh entre 1905 et 1918, Xavier Hallez

- Y rester ou en sortir ? Le réseau professionnel dans le renouveau post-soviétique du chamanisme à Touva, Ksenia Pimenova

 

Deuxième partie : Les réseaux personnels

- Funérailles, côté femmes, à Samarcande. Du réseau au cercle et du cercle au réseau, Anne Ducloux

- Les réseaux ouzbeks de l’émigration, à Séoul, Moscou et New York, Sophie Massot

- Le sumalak, chair d’un réseau social : étude ethnographique d’un sumalak, à Samarcande, Ouzbékistan, Christilla Marteau d’Autry

 

Troisième partie : Les réseaux mixtes et/ou médians

- Réseaux, espaces et représentations : le musicien tadjik, persan et soviétique, Ariane Zevaco

- Niche du commerce avec la Chine et reconfiguration des communautés dounganes, Marlène Laruelle et Sébastien Peyrouse

- Les centres socioculturels tatars du Kazakhstan : réseaux institutionnels et informels, Yves-Marie Davenel

- Réseaux, espaces et pouvoir en démocratie mongole : et pour les femmes?, Anna Jarry-Omarova